Et si c’était vrai ?

9 décembre 2019

Et si c’était vrai ?

 

Marie, Joseph, l’ange Gabriel, l’auberge, l’étable, la mangeoire, les bergers, les anges, l’étoile, les mages, et puis l’enfant Jésus, le Fils de Dieu…

Et si tout cela n’était qu’une légende ? Une belle histoire inventée pour installer la nouvelle religion du Dieu qui s’est fait homme, pour lui donner un divin commencement ? C’est ce qu’on peut lire dans Le Monde des Religions paru ce mois de décembre : « Convertir au message du Christ impliquait de raconter de belles histoires sur sa naissance »…

Quant au jour de Noël, le 25 décembre… Tout le monde sait que cette date a été inventée par l’empereur de Rome Constantin, au début du IVème s. ! Converti à la nouvelle religion, il voulait ainsi remplacer le culte païen du « soleil invaincu » par la célébration de Jésus, le soleil de justice annoncé par le prophète Malachie. La nativité est alors devenue une célébration officielle… C’est dire !

Peut-être vous inquiétez-vous de lire cela ? Vous faites bien. Pourtant, c’est ainsi qu’il est de bon ton, et jusque dans l’Église parfois, de considérer le récit biblique de la naissance de Jésus : une légende manifeste, célébrée par décret impérial !

Voilà qui ferait deux bonnes raisons de mettre Noël de côté, de laisser cela aux seuls croyants, ou plutôt, aux crédules… Car il y a des croyants qui ne se veulent pas crédules, et relativisent pudiquement ces aspects un peu trop… irrationnels et enfantins de l’Évangile.

Et pourtant… Nombreux sont les incrédules, et même les incroyants, qui persistent à fêter la naissance de Jésus, et en plus, à la fêter le 25 décembre ! C’est même le jour où ils sont le plus nombreux à se joindre aux assemblées d’Église.

Mettre ainsi en doute la véracité, non seulement de Noël d’ailleurs, mais aussi des miracles et même de la résurrection de Jésus, voilà qui semble aller de soi. En effet, personne ne peut prouver tout cela, et en particulier que la naissance de Jésus se soit passée telle que l’Évangile le raconte. Personne ne peut prouver que sa maman s’appelait bien Marie, et que, bien qu’enceinte, elle était toujours vierge… Personne ne peut prouver que le petit Jésus ait été couché dans une mangeoire à Bethléem, ni que des bergers et des mages d’orient soient venus l’adorer, envoyés par des anges ou conduits par une étoile !

Certes… Mais personne ne peut non plus prouver que les choses ne se soient pas passées ainsi… Aussi incroyable soit ce récit, personne ne peut affirmer qu’il est faux ou, plus poliment dit, qu’il a été recomposé.

Finalement, le seul moyen de prouver que l’Évangile dit vrai, c’est d’y croire. C’est la foi. Dès lors, à quoi bon mettre Noël en doute ? À quoi bon affirmer, sans preuve, que c’est une légende ? Pour quoi faire ? Pour arriver à quoi, sinon à briser l’émerveillement ?

Pourquoi pas, au contraire, s’émerveiller de ce que le grand Constantin de Rome ait confessé comme son Dieu, comme l’unique vrai Dieu, l’enfant d’un couple de petites gens de ce petit peuple bizarre et si étranger aux valeurs romaines ? Quant à cette date du 25 décembre… Et si c’était Dieu qui la lui avait révélée ? Pourquoi pas ?

Et puis, pourquoi de si nombreux incroyants et incrédules se laissent-ils aller à fêter Noël, à s’offrir des cadeaux, à préparer un repas de fête, jusqu’à même aller chanter dans une Église, si ce n’est parce qu’ils ressentent l’irrésistible désir de s’émerveiller de cette naissance, au-delà de toute raisonnable considération ? L’irrésistible désir d’y croire et de croire tout ce qu’elle annonce..?

Alors… Et si c’était vrai ? Si c’était vrai que la vie est un cadeau, notre cadeau de Noël ; que la lumière a brillé dans la nuit, pour ne plus jamais s’éteindre ; que l’amour aura le dernier mot contre notre mort..? Et si ce petit enfant de rien du tout était vraiment le Sauveur du monde ?      

C’est ce à quoi nous t’invitons, ami lecteur : à te laisser toi aussi émerveiller par Noël… Et à laisser l’émerveillement te convaincre que Jésus est vraiment né pour toi. Pour que tu vives la victoire de son amour.

Pour que tu sois, toi aussi, un enfant de Dieu*.

 

 Joyeux Noël !

 

* Jean 4.42 ;  Jean 1.12

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