Une nuée le déroba à leurs yeux…

24 mai 2020

« Que le nom de l’Éternel soit béni

Dès maintenant et à toujours !

Du lever du soleil jusqu’à son couchant

Que le nom de l’Éternel soit loué

L’Éternel est élevé au-dessus de toutes les nations

Sa gloire est au-dessus des cieux

Il s’élève très haut pour siéger

Il s’abaisse pour regarder les cieux et la terre

De la poussière il redresse le faible

Du fumier il relève le pauvre »

Psaume 113.2-7

 

Pour le monde aujourd’hui inquiet, désemparé, humilié face à la mort qui le frappe, proclamons l’amour et la grâce de Dieu qui, déjà, nous ont ressuscités et fait asseoir, ensemble, dans les lieux célestes en Jésus-Christ.

Son nom est grand, non par sa domination, mais par sa compassion et sa miséricorde, dont il a fait notre force et notre richesse, dans la misère et la fange où nous avait plongé notre péché.

Son nom est grand en Jésus-Christ, en qui il s’est dépouillé lui-même de sa divinité, prenant la condition de serviteur en devenant semblable à nous, s’humiliant lui-même en devenant obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix.

C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.   Phi 2.6-11

Dans toutes nos épreuves, de toutes les persécutions de l’ennemi, nous sommes en lui plus que vainqueurs, par l’amour dont il nous a aimés, nous qui étions autrefois insensés, désobéissants, égarés, asservis à toute espèce de désirs et de passions, vivant dans la méchanceté et dans l’envie, odieux et nous haïssant les uns les autres.

Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur, et son amour pour les hommes, ont été manifestés, il nous a sauvés – non parce que nous aurions fait des œuvres de justice, mais en vertu de sa propre miséricorde – par le bain de la régénération et le renouveau du Saint-Esprit.

Il l’a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers dans l’espérance de la vie éternelle.  Tite 3.3-7

En Jésus-Christ ressuscité, nous sommes au plus haut des cieux… Dans l’amour de notre Dieu.

Louons son nom, louons notre salut !

https://www.youtube.com/watch?v=YUxZpLm5Sa0

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Écoutons le récit de l’Ascension du Ressuscité, dans le livre des Actes des Apôtres, 1.1-11

Théophile (toi qui aime Dieu), j’ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner, jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis.

C’est à eux aussi qu’avec plusieurs preuves, il se présenta vivant, après avoir souffert, et leur apparut pendant quarante jours en parlant de ce qui concerne le royaume de Dieu.

 Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père dont, leur dit-il, vous m’avez entendu parler ; car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés d’Esprit Saint.

Eux donc, réunis, demandèrent : Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume pour Israël ?

Il leur répondit : Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre.

Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu’ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux.

Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, voici que deux hommes, en vêtements blancs, se présentèrent à eux et dirent : Vous Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, reviendra de la même manière dont vous l’avez vu aller au ciel.

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Reconnaissons-le, l’événement de l’Ascension du Seigneur peut sembler appartenir à une religiosité naïve et désuète, de par un petit côté… « mythologique », qui peut gêner nos esprits éduqués…

Et puis, ce « retour chez lui » du Fils de Dieu, pourrait-on dire, cela peut certes impressionner, mais… Qu’est-ce que cela nous apporte ? En quoi ce départ de Jésus est-il une Bonne Nouvelle pour ceux qui croient en lui ? En quoi cela justifie-t-il d’être célébré ? 

Tout cela explique sans doute la tendance à mettre un peu de côté cette célébration, au profit de Pâques et de Pentecôte, parce qu’ils nous concernent davantage, plus « concrètement »…

Pourtant, cette fête de l’Ascension a toujours été un moment important de l’année chrétienne, de la célébration du salut de Dieu. Pour toutes les Églises. Et à juste titre. Pourquoi ?

Parce que Jésus-Christ ressuscité qui repart auprès du Père, dans la maison du Père avait-il dit, cela ne signifie pas « le Fils de Dieu qui nous quitte ». L’Ascension de Jésus, ce n’est pas « Dieu qui s’en retourne chez lui » après un moment passé parmi les hommes, dans le but – par exemple – de leur manifester sa puissance… Auquel cas, il ne se serait en vérité rien passé de nouveau en Jésus-Christ, et l’Ascension n’aurait en effet aucune raison d’être célébrée…    Jn 14.2

 

Rappelons-nous ce qui s’est passé à Pâques… Rappelons-nous que la résurrection de Jésus-Christ signifie et accomplit la résurrection de tous ceux qu’il a appelés et qu’il appelle à lui, dans le monde. Jésus-Christ ressuscité, ce n’est pas Dieu qui a vaincu la mort, c’est Dieu qui a vaincu notre mort. À Pâques, c’est notre vie qui est sortie du tombeau en Jésus-Christ. En lui, nous célébrons notre résurrection, par la foi. Grâce soit rendue à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! s’écrie l’Évangile…   1 Co 15.57

Le Ressuscité qui revient au Père, c’est le Fils de Dieu qui est venu s’unir aux hommes, pour les sauver. C’est Dieu qui est venu, par amour, habiter notre chair, pour nous purifier du péché et nous ramener à lui, nous ramener de la mort à la vie. Depuis le jour de Noël, le Fils de Dieu est Emmanuel, Dieu avec nous en Jésus-Christ, et c’est pourquoi Jésus-Christ ressuscité manifeste notre salut et le salut du monde. Le Fils de Dieu est mort avec nous, pour qu’avec lui nous ressuscitions : tous ceux qui ont la foi contemplent en Jésus-Christ leur propre salut, car il est le premier-né d’entre les morts, le premier-né d’un grand nombre de frères.    Jn 5.24, Mt 1.23, Col 1.18, Ro 8.29

L’Ascension de Jésus-Christ manifeste donc l’accomplissement du jour de Noël, l’accomplissement du don de Dieu. À Noël, Dieu est venu avec nous ; à l’Ascension, Jésus-Christ nous ramène à Dieu, dans la maison du Père, dans son amour éternel. L’Ascension de Jésus-Christ, ce n’est pas Dieu qui emporte son Fils, mais c’est le Fils qui nous emporte à Dieu. Le Fils qui revient au Père, c’est le Ressuscité qui emmène en Dieu tous ceux qu’il est venu chercher, sauver de la mort et ramener à l’amour ; en Lui, c’est notre vie qui revient à Dieu, avec les blessures de la croix, les blessures du péché et de la mort qu’il est venu subir avec nous, pour nous en délivrer.

L’Ascension du Ressuscité manifeste notre vie enlevée à l’ennemi et ramenée au Père, par la toute-puissance de sa grâce. En cela, l’Ascension du Seigneur manifeste ni plus ni moins que l’accomplissement de notre salut. C’est pourquoi elle est célébrée par l’Église ; c’est pourquoi elle vaut vraiment d’être célébrée !

 

Pour bien entendre cela, revenons sur deux éléments très significatifs du récit… Jésus, est-il écrit, fut élevé dans la nuée. Que signifie cette nuée ? Le livre de l’Exode rapporte que Dieu allait devant le peuple d’Israël dans une colonne de nuée, et le Premier livre des Rois que la nuée remplit le temple construit par Salomon, à l’issue de sa dédicace, au point que les sacrificateurs ne pouvaient plus y rester.   Ex 13.21-22 ; 1 R 8.10-11

La nuée marque donc le domaine du règne de Dieu. Un domaine encore séparé du monde, voilé au monde, jusqu’à ce que Jésus-Christ revienne emplir du règne de Dieu la création tout entière. Jésus élevé dans la nuée signifie Jésus ramené en Dieu. Lui en nous, et nous en lui…      Jn 14.20

De même, le ciel ou les cieux signifie la maison du Père, le royaume attendu, désiré par les disciples et tout le peuple de Dieu ; le royaume séparé de la création depuis que l’ennemi l’a plongée dans le péché et la mort ; le royaume qui, cependant, règne déjà par la foi en ceux qui sont en Jésus-Christ, ceux que Jésus-Christ a appelés à lui, ceux que Jésus-Christ ramène en Dieu, dans la nuée.

 

Cependant, et c’est sans doute ce que se disent les disciples qui fixent le regard vers le ciel : quand bien même l’Ascension du Ressuscité signifie notre retour en Dieu, nous sommes toujours là… Toujours là, dans le monde où l’on souffre et où l’on meurt. Pourquoi ? Pourquoi le Seigneur n’a-t-il pas tout de suite ramené tous les siens, avec lui, en Dieu, dans la vie, dans la paix, dans l’amour ? Pourquoi nous faut-il subir encore, dans notre chair, les tortures du péché dont le Seigneur a pourtant triomphé pour nous ?

La réponse à cette question, cette question qui fait la prière, la supplication permanente du peuple de Dieu, tient en un mot… S’il nous faut encore subir le péché, en nous et dans le monde, c’est précisément parce que Jésus-Christ nous a sauvés.

Je sais, cela nécessite une explication… En fait, cela nécessite de comprendre ce que signifie « être sauvé ».

Le Seigneur le dit, clairement : Être sauvé, c’est être ramené de la mort à la vie. Mais que signifie vivre ? Là encore, la réponse de la Parole de Dieu est claire : vivre c’est participer à l’œuvre de Dieu, à la création de Dieu. Après avoir créé l’homme, et lui avoir insufflé la vie, Dieu lui a confié de prendre en charge le monde : Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-là. Autrement dit : je vous donne sur le monde autorité et responsabilité.    Ge 1.28 

La vie, c’est l’œuvre de l’amour, l’amour de Dieu qui donne vie au néant, qui appelle à l’existence ce qui n’existe pas ; et vivre, c’est agir dans l’amour de Dieu, c’est participer à son Esprit créateur. Être sauvé, ramené de la mort à la vie, de la vallée de l’ombre de la mort à la maison du Père, cela signifie donc être régénéré, rétabli comme partenaire de Dieu, partenaire de l’œuvre de Dieu, partenaire de l’infinie créativité de son amour.     Ro 4.17

C’est la raison pour laquelle Jésus, avant de partir à la croix, a dit à ses disciples : Il vous est avantageux que je parte, car si je ne pars pas, l’Esprit Saint ne viendra pas vers vous. Pourquoi est-il avantageux aux disciples que Jésus s’en aille ? En quoi nous est-il avantageux que Jésus soit parti ? Autrement dit, en quoi nous est-il avantageux de fêter son Ascension ? Ne préférerions-nous pas qu’il soit toujours là, auprès de nous, pour nous conduire et nous protéger ? Sans doute. Comme des enfants aiment à ressentir la présence protectrice et directrice de leurs parents…      Jn 16.7

Cependant, nul ne contestera qu’il est avantageux, pour un enfant, de devenir un adulte responsable, de passer de l’apprentissage à l’action, de devenir un partenaire de l’œuvre sociale. C’est de cet avantage-là dont parle Jésus à ses disciples. Aujourd’hui, je suis devant vous un maître, qui vous conduit, qui vous enseigne, et je vais m’occuper de votre salut ; mais après, je veux que vous soyez mes amis, mes partenaires, ceux sur qui je pourrai compter pour prendre part avec moi au salut du monde. Et pour cela, je ne serai plus devant vous, comme un maître est devant ses élèves, mais je serai en vous, la volonté et l’énergie de mettre ma Parole en pratique, de vous engager dans votre salut. Alors ensemble, nous aimerons et servirons ce monde que vous a confié mon Père, depuis le commencement.     Jn 15.15

Et ce Dieu en nous, ce Dieu par lequel nous redevenons vraiment des hommes, des humains capables d’agir pour la vie au lieu de se débattre désespérément contre la mort, ce Dieu pour vivre le salut remporté pour nous par Jésus-Christ, c’est l’Esprit-Saint. L’Esprit-Saint annoncé par le Ressuscité, l’Esprit-Saint qui fait de nous des témoins, des partenaires du salut de Dieu pour toute la création. En Jésus-Christ, nous ne sommes plus victimes du monde, mais acteurs de la création. C’est cela, être ramené en Dieu ; c’est cela, être sauvé.

 

Voilà pourquoi il nous est avantageux que le Ressuscité soit revenu au Père. Car désormais, dans sa victoire et dans son Esprit, nous voici rendus à nous-mêmes, rétablis dans l’œuvre, dans la mission de son amour, en toute responsabilité. Et la première étape de de notre mission, c’est l’Église. L’Église qui n’est pas l’attente du salut, mais sa mise en œuvre. Pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel ? Regardez plutôt le monde, les hommes ; ils ont besoin de ma Parole, de mon amour, qui sont en vous… Vous ferez, pour eux les œuvres que j’ai faites.   Jn 14.12

Si le ressuscité ne nous a pas emmenés au Père avec lui, c’est donc bien, en effet, parce qu’il nous a sauvés. Parce qu’il nous a rétablis dans notre raison d’être. Nous ne sommes pas maintenant avec lui, auprès du Père, mais nous sommes en lui, dans son Esprit, dans l’œuvre de Dieu. Et son Esprit est en nous la liberté, la force, le courage et la joie de nous consacrer tout entiers à la mission qu’il nous confie, envers nos semblables, et même nos ennemis ; la mission d’être ensemble l’Église, pour aller chercher en son nom ses enfants encore égarés dans la mort ; la mission d’annoncer et manifester au monde sa grâce et sa victoire, par les œuvres bonnes qu’il a préparées pour nous, jusqu’à ce qu’il revienne emplir à nouveau la création du règne de son amour.   Éph 2.10

 

Pour nous qui sommes en Christ, la fête de l’Ascension est donc la fête de l’espérance. L’espérance qui est en nous beaucoup plus qu’un espoir : l’assurance du salut que nous ne voyons pas encore, mais que nous vivons déjà, pleinement, dans la mission de l’Esprit de Dieu. Nous sommes en Dieu, parce que nous sommes en Jésus-Christ, monté au ciel. Parce que nous sommes l’Église. Voilà l’incomparable miracle, non pas naïf mais étonnant, non pas désuet mais éternel, que nous célébrons à l’Ascension.   Hb 1.1

 

Aujourd’hui, dans le monde où règnent encore la peur et la rivalité, la loi du plus fort, les hommes se soucient de s’élever les uns au-dessus des autres…. Cela peut se faire par les armes ou par l’argent, ou les deux… On se soucie, on ambitionne de s’élever dans l’échelle sociale, de posséder avant de partager… Et on ne partage jamais.

L’Ascension que Dieu nous a offerte en Jésus-Christ nous délivre des orgueils et des ambitions du péché, de la peur, qui n’ont d’autre avenir que la mort… car le Ressuscité nous a déjà élevé au plus haut, non pas de l’échelle sociale, mais de l’échelle céleste ! Il nous a déjà élevés au plus haut des cieux, auprès du Père, où nous avons notre demeure. Que pourrions-nous ambitionner de plus ?

C’est pourquoi la foi en l’Ascension du Sauveur nous guérit des ambitions et des rivalités mortifères du péché, pour nous emplir de la compassion de Dieu envers les plus petits de nos frères, envers ceux qui sont pauvres, pauvres de sa grâce, pauvres de Jésus-Christ… La compassion annoncée par Israël : Qui est semblable à notre Dieu ? il s’élève très haut pour siéger ; il s’abaisse pour regarder les cieux et la terre. De la poussière il redresse le faible, du fumier il relève le pauvre… Oui, l’Esprit du Dieu très haut est en nous le pouvoir d’être solidaire de notre prochain, de celui qui n’a pas ce que nous avons reçu, comme Jésus-Christ nous a été solidaire lorsque nous n’avions plus rien, comme il s’est abaissé pour nous relever, lorsque nous n’étions plus rien.  Ps 113.6-7

Dès lors, n’en doutons pas : en Christ ressuscité, élevé à la droite du Père, nous réussirons notre vie. Nous réussirons, non pas à être le meilleur, mais à donner le meilleur de nous-mêmes, comme Dieu nous a donné en Jésus-Christ le meilleur de lui-même. Toute sa grâce, tout son amour. Pour notre salut et le salut du monde.

 

Nous ne savons pas, et nous n’avons pas à savoir quand le Seigneur reviendra. Mais nous savons, et mieux encore, nous croyons qu’il reviendra ; que son amour vainqueur emplira la création de sa gloire, sa gloire qui déjà emplit nos cœurs, par la foi. Et si nous croyons cela, que ferions-nous d’autre, dès lors, que l’annoncer autour de nous et jusqu’aux extrémités de la terre ?

 

Chantons la grâce infaillible de notre Dieu. Qu’elle emplisse sa création !

https://www.youtube.com/watch?v=aEboHH22kSA

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En  ce premier jour de la semaine, et pour ces jours à venir, prions pour…

Notre monde éprouvé, apeuré, endeuillé ; que les cœurs affligés ou inquiets se tournent vers le Ressuscité, qu’ils s’ouvrent à son Esprit, à sa vérité, à l’espérance du royaume plus forte et plus vraie que tout ce qui aujourd’hui défigure la création

Que le Seigneur renouvelle en nous, en nous qui sommes en lui, le désir de célébrer et annoncer sa grâce et son salut, jusqu’aux extrémités de la terre… Que ce temps d’épreuve nous conduise à nous recentrer en lui, à nous retrouver en lui, à raviver dans son Esprit la mission qui est notre vie, dans l’œuvre de son amour.

Le déconfinement qui se poursuit dans notre pays, et pour tous ceux qui ont la responsabilité de le mettre en œuvre, dans tous les domaines d’activité, au niveau national comme au niveau local. Qu’ils soient encouragés, éclairés dans l’exercice de leur responsabilité. Envers eux, ne soyons pas de ceux qui critiquent, qui accusent, mais de ceux qui encouragent, qui conseillent, qui remercient.

Pour la reprise du secteur économique, et tous les entrepreneurs, commerçants et artisans qui ne peuvent aujourd’hui se relever de l’arrêt de leur activité. Que l’Esprit de solidarité leur vienne en aide et les encourage à repartir de l’avant.

Tous ceux qui souffrent pour toutes autres raisons que le Covid 19 ; qu’ils ne soient pas mis de côté, que leur situation ne se dégrade pas davantage ; en particulier, les personnes et familles confrontées à des situations de handicap, à des violences intra-familiales, au chômage, à des accidents de la vie, à la solitude du grand âge

Pour la prochaine reprise de notre culte. Qu’il fasse bientôt résonner à nouveau autour de nous le témoignage de Jésus-Christ. Que l’Esprit-Saint éclaire et encourage le Conseil Presbytéral dans cette responsabilité

Pour les musulmans, qui sont hier sortis du Ramadan. Puissent-ils découvrir en Jésus le Fils de Dieu, et recevoir de lui la grâce qui donne la paix.

Le Seigneur a promis qu’il ferait tout ce que nous demandons, en son nom ; qu’il reviendra dans le monde, comme il règne en nous. Demandons-le-lui, à nouveau, avec confiance :

Notre Père qui es aux cieux…

 

Complétons notre prière en mettant à part l’offrande de nos biens, afin qu’ils servent à l’œuvre du Royaume

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Oui, le Ressuscité nous a ramenés auprès du Père

Il nous a restauré dans l’œuvre éternelle de son amour

Célébrons l’espérance du royaume, l’assurance de notre salut

Chantons notre libération !

 

https://www.youtube.com/watch?v=5-fz916N73U

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